FatiGay
Eh oui je suis fatigué... pour la première fois de ma vie sans doute, j'attendais avec impatience les vacances. Et que dire de ces vacances ? En réalité, j'ai passé ce samedi à travailler chez moi pour préparer mon retour... et j'aurais sans doute encore une ou deux journées de mes congés à consacrer au travail. Au moins n'aurais-je pas à faire le trajet jusqu'au bureau. Maintenant c'est un peu un mensonge parfois que d'être en vacances quand on laisse autant de travail derrière soi et qu'on doit gérer des urgences à distance pour assurer le service de la meilleure qualité qui se puisse être.
Évidemment la solution consisterait à m'enfuir sans délai dans une île lointaine et de faire semblant que ces problèmes en souffrance n'existent pas. Mais ce n'est pas mon cas ; je n'aime (mal)heureusement pas ce genre de destination et puis j'ai tendance à ne pas oublier ce qui est de ma responsabilité.
J'ai abandonné avec regret mon collègue homo... il avait remisé ces derniers temps son marcel et son short vu qu'il faisait un peu plus frais. On a discuté pas mal... mais plutôt du travail. J'étais proche de lui... je regardais ses bras fins, bronzés et poilus... J'avais envie de le serrer contre moi... peut-être... lui dire qu'il me torture un peu depuis que nous travaillons ensemble... Je n'ai pas osé. Je lui ai simplement demandé d'être sage pendant ses vacances ; il a rigolé en me faisant la même recommandation. Puis je l'ai remercié pour son aide et je suis parti non sans pester contre mon manque d'esprit d'entreprise. Bon il faut dire que ce garçon ne saisit pas les perches qu'on lui tend ; il est finalement un peu comme moi qui feins de ne pas entendre certaines choses... mais qui les entends en réalité très bien. Nos conversations pourraient déraper mais on s'arrête en chemin par cette innocence feinte.
Vendredi je suis sorti en avance pour la première fois depuis six mois, contraint et forcé d'ailleurs. Je me suis promené et j'ai même failli traverser le Marais... mais je me suis ressaisi en songeant que j'avais fait une fort belle balade et qu'il convenait de ne pas la gâcher par un petit caprice de pute en chaleur. J'avais en effet mis mes lunettes de soleil et me voyais déjà en haut de l'affiche, une espèce de miss Sainte-Croix-de-la-Bretonnie... Heureusement ma sagesse naturelle l'a emporté et j'ai évité de me commettre dans cet exercice qui doit être des plus éculés en ce moment.
Il n'empêche que je suis réellement en chaleur. Je ne sais plus où mais je me faisais la réflexion ces derniers jours qu'il y avait un beau mec au mètre carré autour de moi... ah si, oui, c'était à la gare. Quand les transports deviennent amoureux... Le problème c'est que ces élans hormonaux sont sans doute peu compatibles avec le discernement nécessaire à l'éclosion d'une belle histoire de cœurs. Je vais donc attendre sagement que H*** me renvoie un message... feignant d'ignorer les autres en attendant... en attendant qu'il se désintéresse de moi sans doute, comme tous les autres. Parfois j'ai bel et bien l'impression de jouer aux courses et, je ne sais pourquoi, mais je ne crois pas beaucoup en mes chances.
31/07/10 - 23:44
Il faut écrire "moi qui feinS ... mais qui les entendS".
et 'baLade', sauf si vous êtes poète.
et "cet exercice ... des plus éculÉ'
Ah, je les reconnais de loin, ces scientifiques qui font des rapports bourrés de fautes de français!
j'allais oublier... donc, vous êtes en chaleur...
Maniak (visiteur)